Publié le 25/04/2024

La genèse d’un projet en faveur des Missions Locales

En 2017, le rapport du Conseil économique social et environnemental (CESE) mettait en avant les difficultés que rencontrent les jeunes résidents en zone rurale en matière d’accès à la mobilité.

En 2021, en continuité de l’expérimentation des simulateurs de conduite par les Missions Locales et pour répondre à l’agenda rural de l’ANCT sur l’équipement des structures en simulateurs, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) est lancé. Il vise à un déploiement généralisé de l’usage des simulateurs pour les Missions Locales candidates dans les zones rurales. Ce dispositif, déployé en plusieurs vagues, est soutenu par l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT) pendant deux ans, avec une aide financière permettant de couvrir les dépenses liées aux investissements matériels et humains.

3 ans plus tard, quel bilan ?

Aujourd’hui, plus de 120 Missions Locales sont équipées d’un ou plusieurs simulateurs de conduite. Ce qui représente plus de 280 simulateurs et plus de 10 000 jeunes bénéficiaires d’un parcours personnalisé.

Ateliers en lien avec la mobilité, forum, outils d’exercices pour la confiance en soi… Chaque Mission Locale disposant d’un simulateur de conduite est autonome quant à son utilisation. Accompagnés de leur conseiller formé à l’utilisation des simulateurs, les jeunes bénéficiaires développent principalement des compétences au niveau de la conduite (prise en main du volant, coordination, sens de l’observation et de l’analyse de leur environnement…) mais pas que ! Certains admettent gagner en assurance grâce à ces ateliers.  

« Le simulateur m’a permis de découvrir les commandes et les fonctions d’une voiture. J’ai découvert l’autonomie et je suis en confiance avec moi-même. J’aime beaucoup la sensation. Grâce au simulateur, je me sens à l’aise. Je suis ravie d’avoir participer aux ateliers « bar à code » et au simulateur, c’est une expérience à vivre et cela m’a beaucoup aidé à progresser dans mes sessions d’entrainement au code de la route. »

Chloé, 22 ans.

Les professionnels du réseau s’accordent à dire que pour une utilisation optimale de cet outil, il faut l’intégrer à un parcours d’apprentissage à la conduite et que la présence d’un conseiller reste indispensable.

Aujourd’hui, certaines structures proposent des initiatives complémentaires comme les auto-écoles solidaires, permettant aux jeunes accompagnés de passer leur permis de conduire à leur rythme et avec des frais limités.

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