Publié le 03/04/2026

Cet accord-cadre s’inscrit dans la continuité d’un engagement fort du réseau des Missions Locales en faveur de l’accompagnement des jeunes ressortissants étrangers hors Espace économique européen (EEE). Les Missions Locales observent une présence croissante de ces jeunes parmi les jeunes accompagnés, ainsi qu’une évolution significative de leurs besoins au regard des transformations législatives récentes, notamment celles introduites par la loi pour le plein emploi (LPE).

En 2025, 12,6 % des jeunes accompagnés par les Missions Locales étaient ressortissants étrangers hors EEE, soit plus de 137 000 jeunes sur les 1,1 million accompagnés par an. Ils représentent donc désormais plus d’un jeune sur dix, avec une concentration particulièrement forte en Île-de-France, qui accueille 26 % d’entre eux. Depuis 2022, le réseau constate une hausse de 15 % du nombre de jeunes étrangers accompagnés.

Pourtant, la LPE a profondément modifié les conditions d’accès à certains dispositifs. L’obligation d’inscription comme demandeur d’emploi auprès de France Travail, préalable à toute entrée en Contrat d’engagement jeunes (CEJ) ou en Parcours d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA), a mécaniquement exclu de ces dispositifs des jeunes ne pouvant s’inscrire pour des raisons administratives – notamment les demandeurs d’asile et une grande partie des mineurs étrangers.

Désormais, ces jeunes peuvent être accompagnés par les Missions Locales dans le cadre d’un Parcours Appui Orientation (PAO).

En 2025, seuls 8,3 % des jeunes entrés en CEJ étaient ressortissants étrangers hors EEE.

Un accord-cadre structuré autour de cinq axes de coopération

Pour répondre aux besoins des jeunes étrangers primo-arrivants (EPA), l’accord prévoit cinq axes stratégiques :

  1. Mieux connaître les publics pour adapter les offres de services.
  2. Accélérer l’entrée dans les parcours d’accompagnement vers l’emploi.
  3. Mobiliser les acteurs économiques pour favoriser l’adéquation avec les besoins des entreprises.
  4. Optimiser et articuler les offres de formation, notamment linguistiques et citoyennes.
  5. Coordonner l’accompagnement et valoriser les compétences pour sécuriser les parcours.

Les priorités de l’UNML pour l’année 2026 dans la déclinaison de l’accord cadre

  • Renforcer l’attractivité du parcours d’intégration par l’apprentissage de la langue (PIAL) : besoin de davantage d’offres de formation à l’échelle régionale, de renforcer la visibilité et la lisibilité du dispositif, d’articuler le dispositif avec les modifications de la LPE.
  • Fluidifier les process et identifier des référents entre l’OFII et le réseau des Missions Locales, à tous les échelons territoriaux.
  • Renforcer l’articulation entre les dispositifs notamment avec le CEJ : formations OFII-CEJ notamment.
  • Améliorer l’articulation des acteurs et la prise en compte des besoins liés aux mineurs non accompagnés.

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