[#Duoday2020] Bilan et retours d'expériences #5 avec la Mission Locale de la Dhuys

Du côté des Missions Locales |

Pour ce dernier article consacré à la participation de Missions Locales à l'édition du DuoDay 2020, place à la Mission Locale de la Dhuys (6 villes en Seine-Saint-Denis : Clichy-sous-Bois, Livry-Gargan, Montfermeil, Le Raincy, Vaujours et Coubron) avec des jeunes participants qui témoignent face caméra et Donna Jos, conseillère référente jeunes en situation de handicap.

Regarder la vidéo des témoignages des jeunes (3'50)

TémoignagesDuoday2020Jeunes_MissionLocaleDhuys from Edith Le Gourrier on Vimeo.

"Il serait aussi intéressant d’augmenter la fréquence des Duoday, et de proposer des journées portes ouvertes entre les évènements " (Donna Jos, conseillère référente jeunes en situation de handicap à la Mission Locale de la Dhuys)

Quel a été votre rôle dans la préparation du Duoday ?

En tant que référente handicap, il était essentiel pour moi de faire participer notre Mission Locale à cet évènement. Ce travail a été fait en coopération avec l’Association régionale des Missions Locales d’Ile-de-France qui m’a accompagnée pour la mise en place de cette opération.

Comment avez-vous positionné les jeunes ?

Après avoir créé un compte sur la plateforme DuoDay au nom de la Mission Locale, j'ai positionné des jeunes accompagnés par notre structure, certains d'entre eux avaient déjà reçu l’invitation et le lien d’inscription par mail de la part de Pôle emploi et de CAP Emploi.

Mon travail a consisté dans un premier temps à rassurer et à expliquer le fonctionnement de l’espace candidat sur la plateforme. J’ai noté que ce type de procédure, dématérialisée, avec des identifiants, des codes à retenir, une navigation numérique pas évidente, n’était pas simple d’utilisation pour ce public. Il a généré du stress et perturbé voire bloqué la démarche de certains jeunes en situation de handicap.

Je pense d’ailleurs que la plateforme telle qu’elle nous a été présentée, serait plutôt un outil de travail qui devrait être dédié aux prescripteurs et/ou partenaires, ou à un public averti. Peut-être qu’il serait intéressant d’avoir un système plus adapté.

J’ai noté que les délais pour la mise en contact étaient très courts (une journée). Il serait intéressant d’envisager un temps plus long pour mobiliser les jeunes, et préparer les entreprises partenaires. Les candidats seraient contactés par téléphone grâce aux listings fournis par les conseillers prescripteurs de la journée DuoDay.

J’ai également accompagné les jeunes à repérer et à choisir des entreprises partenaires en milieu ordinaire et au sein d’entreprises adaptées pour des rencontres en présentiel et en distanciel.

Comment s’est déroulée la journée pour les jeunes ?

La journée s’est déroulée différemment pour chaque jeune. Voici quelques exemples : Willem était en présentiel à Darty, il a suivi la journée d’un vendeur, une expérience très enrichissante pour lui puisqu’il est intéressé par ce métier.

Karine a été accueillie au sein d’une collectivité, où une responsable lui a présenté tous les métiers du secrétariat du service social. Elle est maintenant en formation de remise à niveau de ses compétences administratives avant d’entrer en formation qualifiante. Elle a développé un réseau qui lui permettra d’effectuer des stages.

Amine et Aimé étaient au sein de l’entreprise adaptée IDF-EA. Le gérant leur a présenté la structure et ses métiers (de la propreté et de l’informatique) et proposé une visite sur un chantier dans Paris, à 10mn des locaux, pour se rendre compte de la réalité terrain des ouvriers. Les jeunes ont apprécié de pouvoir aussi s’exprimer sur leur parcours et leurs projets professionnels.

Avec Numérik-EA, une entreprise adaptée spécialiste du digital, Justine a formé un duo en distanciel. Un entretien d’une heure lui a permis de s'informer et lui donner des informations sur le métier de Web Designer. Lui a été notamment proposée une formation de préparation au métier du Web Design et graphisme d'une durée de 17 jours, financée par la Région, afin d’identifier et améliorer ses compétences dans le domaine numérique avant d’intégrer une formation qualifiante en alternance.

L’expérience vous a -t-elle parue intéressante ? Serait-elle à renouveler ?

Cette rencontre avec un employeur a permis de dynamiser la recherche d’emploi ou de formation des jeunes. Ils ont été très curieux et intéressés. Nous aurions espéré toutefois avoir plus de retours de la part des employeurs et des suites à envisager dans leur structure : stages ou contrats en alternance, ou CDD.

Il serait aussi intéressant d’augmenter la fréquence des Duoday, et de proposer des journées portes ouvertes entre les évènements.

Certaines structures ne sont pas encore prêtes à prendre des jeunes en situation de handicap en PMSMP (période de mise en situation en milieu professionnel) après ce type d’évènements.

Peut-être que la crise sanitaire est aussi un frein majeur en ce moment, même si l’on sait que pour de nombreux métiers, il conviendra dorénavant d’adapter les modalités de contacts pour les stages et les formations.