«Les Missions Locales sont le service public de l’insertion des jeunes» (motion de l’UNML)

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Les adhérents de l’UNML, réunis en assemblée générale, ont adopté une motion précisant les ambitions du réseau, mercredi 25 septembre 2019. Ils mandatent ainsi le conseil d’administration de l’Union nationale des Missions Locales et son président pour obtenir la sécurisation des ressources financières du réseau ainsi que la reconnaissance de leurs compétences dans l’accompagnement des jeunes, notamment dans le cadre du "plan pauvreté". Le réseau doit ainsi être "reconnu comme le service public territorial de l’insertion de tous les jeunes âgés de 16 à 29 ans".

Un article d'Alexandra Turpin, diffusé avec l'aimable autorisation de AEF

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Les Missions Locales, "financées par les pouvoirs publics et présidées par les élus, constituent le service public territorial de l’accompagnement et de l’insertion de tous les jeunes, avec un maillage territorial dense et plus de 6 900 points d’accueil", précise l’UNML, dans une motion adoptée lors de l’assemblée générale, mercredi 25 septembre 2019. Le document détaille ainsi le mandat confié au conseil d’administration et à son président pour que les structures puissent "continuer à assurer la qualité de leur intervention pour et avec les jeunes".

Sur le plan budgétaire, les crédits de fonctionnement des Missions Locales doivent être "sécurisés", dans le cadre de la globalisation des crédits de la CPO et de ceux de l’accompagnement des jeunes en Garantie jeunes. Des financements nouveaux doivent être "recherchés pour rééquilibrer les financements", dans certains territoires. Le financement des ARML doit également être "renforcé" afin de leur permettre d’assurer le développement de leurs fonctions d’appui. Les dialogues de gestion, aussi bien au niveau national, régional que local, ne doivent pas être "soumis à une logique essentiellement financière fragilisant leurs moyens et remettant ainsi en cause la qualité et l’efficacité de leur intervention". Des moyens renforcés sont également demandés pour les missions locales d’Outre-mer.

Obligation de formation : "avoir les moyens"

Le réseau appelle à être reconnu comme "le service public territorial de l’insertion de tous les jeunes âgés de 16 à 29 ans". De même, il souhaite que soient reconnues les compétences "pour l’accompagnement des jeunes allocataires du RUA" et plus largement dans le cadre du plan pauvreté.

Ce plan prévoit également l’instauration d’une obligation de formation pour les jeunes de moins de 18 ans, mise en œuvre par les missions locales (lire sur AEF info). Les structures doivent avoir "les moyens d’assurer la mise en œuvre de ce nouveau droit pour les jeunes, qui constitue une obligation faite aux services publics d’améliorer leurs réponses", ajoute la motion. Cela implique aussi un "véritable pouvoir de prescription" pour proposer aux mineurs un "parcours de formation et d’apprentissage garanti". Dans ce cadre, le partenariat avec l’Éducation nationale, les régions et Pôle emploi doit "être renforcé" pour proposer des parcours "sans rupture".

Les adhérents souhaitent, en outre, que les missions locales soient mieux associées à la mise en œuvre du plan d’investissement dans les compétences au plan régional et national. L’objectif est que les formations soient "réellement adaptées aux jeunes notamment, les moins formés et les plus démunis". Elles doivent être des "interlocuteurs des Opco et de France Compétences" afin de "sécuriser les parcours en apprentissage".

Un premier accord-cadre dgefp / UNML

Télécharger le texte de la convention cadre UNML - DGEFP

À l’occasion de l’assemblée générale, l’UNML a signé son premier accord-cadre avec la DGEFP. Celui-ci reconnaît le rôle de l’UNML pour "l’élaboration et l’évolution des politiques publiques" relatives à l’accès des jeunes à l’emploi, à la formation, à l’apprentissage et à l’autonomie. Cela implique notamment de participer aux instances de concertation et de synthétiser les propositions du réseau. L’Union doit aussi contribuer au déploiement des politiques "par l’animation opérationnelle" du réseau. Cela concerne, par exemple, la conception d’outils d’accompagnement et la coordination des échanges entre le réseau et la DGEFP.

De plus, l’UNML contribue à la "définition et la mise en œuvre de la stratégie numérique des Missions Locales", précise le texte de l’accord. Il s’agit de définir les besoins d’évolution d’I-milo et de contribuer à la mise en place du "patrimoine commun" avec les autres acteurs du service public de l’emploi concernés. Enfin, l’UNML est chargée de l’animation de la relation aux autres acteurs, particulièrement Pôle emploi mais aussi les E2C ou le SMV.