Rencontre avec les nouvelles juristes de l'UNML

Syndicat d'employeurs |

Le service juridique de l’UNML a récemment évolué. Julie Collomb et Marie-Charlotte Le Saulnier, juristes en droit du travail, reviennent sur leurs fonctions au sein du service et la façon dont elles envisagent leurs postes. Marie-Charlotte Le Saulnier est embauchée en remplacement temporaire de Caroline Prévost, actuellement en congé de maternité.

Photographie : A gauche : Marie-Charlotte Le Saulnier ; à droite : Julie Collomb

Quel est votre rôle au service juridique de l’UNML ?

Julie Collomb : Marie-Charlotte et moi sommes conseillers juridiques aux adhérents de l’UNML et j’ai en plus le rôle de secrétaire des commissions paritaires. Nous traitons des questions relatives au droit du travail et à l'application de la convention collective nationale des missions locales et PAIO. Nous traitons chaque jour de nombreuses questions (plus de 2000 par an).

Nous avons également mis récemment en place un service spécifique pour les structures adhérentes : dans le cadre de leur obligation de recherche, nous envoyons les demandes de reclassement de salariés inaptes à l'ensemble des structures adhérentes. Nous communiquons ensuite à la structure demandeuse la liste des structures ayant réceptionné et ouvert le courrier.

Comment le travail est-il organisé ?

Julie Collomb : On fonctionne vraiment en équipe. Si l’une d’entre nous se sent plus à l’aise avec une thématique, parce qu’elle a traité un sujet proche une semaine avant, elle traite la question.

On échange énormément. Dès qu’une nouvelle question arrive, on demande à l’autre ce qu’elle en pense, comment elle l’envisage. On va remettre la question dans un contexte plus global. On regarde toutes les interférences possibles pour répondre de façon la plus complète possible.

Marie-Charlotte Le Saulnier : Lorsque l’on répond à une question que nous n’avons pas encore traitée, nous faisons relire la réponse à l’autre juriste pour vérifier que rien n’a été oublié. Comme nous passons énormément de temps de recherche, « on a le nez dedans ». On évite les erreurs comme cela.

On a aussi adopté un format homogène dans la réponse aux questions : on s’attache d’abord à la convention collective, on regarde ensuite les avis et interprétations données par la CPNIC, et enfin, si la CPNIC ne donne pas d’avis, nous effectuons une recherche au niveau légal, dans la jurisprudence.

Julie Collomb : Ce qui est difficile à comprendre c’est qu’il n’y a pas forcément de réponse toute faite. Il y a des règles qui sont énoncées mais, parfois, on est obligé de donner une interprétation. Nous devons donc mettre en garde les adhérents. On se projette toujours en se disant : «que se passerait-il si le dossier allait au contentieux ?» Nous essayons d’être à la fois prudentes et pédagogues dans nos réponses. Nous apportons un conseil et ce sont les adhérents qui prennent les décisions. Et on revient souvent vers les adhérents pour compléter leurs questions afin de pouvoir répondre de façon la plus précise à leurs attentes et à leurs besoins.

Un projet particulier ?

Julie Collomb : Oui. L'UNML prévoit de mettre en place des formations pour les adhérents, sous la forme de sessions mensuelles sur un thème spécifique, comme par exemple, sur les CDD. La formation serait articulée autour du rappel de la loi, les pièges à éviter, et l’analyse de cas pratiques.

Le parcours de Julie Collomb

Après avoir obtenu son Master 2 en droit des affaires à Chambéry en 2006, Julie Collomb a passé l’examen d’entrée à l’école des avocats de Lyon qu’elle a intégrée en se spécialisant en droit du travail. Elle a suivi deux stages en tant qu’élève avocate, l’un, côté employeur, chez Areva où elle a travaillé en appui du directeur des ressources humaines. L’autre, côté salarié, à la CFTC. Elle a pu ainsi aborder le droit du travail des deux points de vue.
Suite à l’obtention du CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocats), Julie Collomb est entrée à la CFTC en 2010 pour faire de la négociation collective au niveau national, en plus du conseil juridique aux adhérents. Elle est ensuite entrée comme avocate dans un cabinet lyonnais spécialisé en droit du travail sur des dossiers contentieux. Après une expérience au sein d’un cabinet comptable à Paris, où elle a pu travailler sur des dossiers de paie, elle rejoint l’UNML en avril 2014.


Le parcours de Marie-Charlotte Le Saulnier

Marie-Charlotte Le Saulnier a obtenu un Master 1 droit des affaires à Aix-en-Provence avec un nombre d’options important en droit du travail en 2011 puis un Master 2 à Avignon en droit des contrats en 2012. Son mémoire porte sur la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle.
Après des stages dans un service de ressources humaines d’une société de sûreté aéroportuaire puis en cabinet d’avocats, elle entre pendant un an en cabinet d’avocats comme juriste en droit du travail où elle a traité tant des dossiers contentieux que de conseil en relation collective et individuelle du travail. Elle a ensuite travaillé dans une entreprise de sécurité avec la responsable des ressources humaines. C’est au terme de cette dernière expérience qu’elle a rejoint l’UNML en juin 2014.