Les Missions Locales d’Ile de France mobilisées pour la qualité de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes

Représentation du réseau |

Au moment où les difficultés liées au paiement de la garantie jeunes en 2019 sont en cours de résolution, le réseau des 72 missions Locales d’Ile de France s’est mobilisé lundi 3 juin 2019 à l’initiative de l’ARML, pour maintenir la qualité de leur mission de Service public de l’insertion et de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi et l’autonomie.

Le réseau des Missions Locales d’Ile de France qui accompagne chaque année 165 000 jeunes dans leurs parcours est confronté à des difficultés particulières de financement en 2019, dues non seulement à l’histoire mais surtout aux conséquences des baisses des crédits et des modalités spécifiques de gestion de leur financement par les représentants de l’Etat en région.

Ainsi, la dotation de fonctionnement des Missions Locales diminue de 5,5%. En outre, la gestion des crédits par l’Etat intègre une logique de bonus/malus aléatoire pénalisant à postériori le financement de nombreuses structures.

La politique régionale poursuivie par l’Etat en région accentue la pression financière sur les Missions Locales pour les contraindre à la fusion, sans concertation avec les élus, sans prise en compte des jeunes et des réalités des territoires ni des projets de structure. A ce contexte, s’ajoute l’absorption de certaines Missions Locales par des opérateurs dont certains d’entre eux se retrouvent juges et parties de l’insertion des jeunes.

L’UNML est intervenue auprès du cabinet de la ministre du travail et du délégué général de la DGEFP pour les alerter sur cette situation.

Au moment où parait l’instruction concernant la stratégie pluriannuelle de performance des Missions Locales pour la période 2019-2022, l’UNML demande que leur financement et leur organisation par les services de l’Etat, soient traités dans le cadre d’une réelle politique nationale, ne remettant pas en cause l’homogénéité du réseau national par des approches régionales, contraires au maintien de la qualité de l’offre de services aux jeunes.

Ainsi, l'UNML a demandé au délégué général de la DGEFP que la règle qu'il a définie en matière de performance soit appliquée de la même manière dans toutes les régions, soit une part variable du financement maximum de 10%.

Enfin, l’évolution de la structuration du réseau des Missions Locales doit se réaliser dans le cadre d’une concertation avec l’ensemble des acteurs concernés notamment les élus investis dans leur gouvernance, prenant en compte les besoins des jeunes, les contextes des territoires et la qualité de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi et l’autonomie.