Installation du COJ : « Il y a vraiment un besoin de représentativité des jeunes dans tout le pays aujourd’hui »

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Le Premier ministre a installé le 26 janvier 2017 le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ), en présence de Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, à l’occasion d’une première journée de travail de ses 80 membres. Au sein de la commission « insertion », des jeunes suivis par des Missions Locales représentent leurs alter egos. Rencontre avec Mathilde Paillet, accompagnée par la Mission Locale de Lille et Alexandre Ollivier, accompagné par la Mission Locale de Dinan.

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Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse comprend une commission intitulée « commission de l'insertion des jeunes ». A la demande du Premier ministre, du ministre chargé de la jeunesse, du ministre chargé de l'emploi ou du ministre chargé de la formation professionnelle, cette commission peut examiner toute question d'intérêt général en matière d'insertion des jeunes. Sur délégation de l'assemblée plénière, elle peut rendre un avis en son nom sur les projets de loi et de textes réglementaires relatifs à l'insertion des jeunes.

La commission compte - outre des représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations de jeunesse et d’organisations d’éducation populaire et des partenaires sociaux – des représentants de Missions Locales : Jean-Patrick Gille, président de l’UNML, Claude Fournet, vice-président de l’UNML, Marie-Renée Oget et Sandrine Charnoz, respectivement administratrice de l’ARML Bretagne et vice-présidente de la Mission Locale de Paris. Toutes deux sont membres du bureau de l’UNML.

Rencontre avec deux jeunes accompagnés par des Missions Locales - Mathilde Paillet (Mission Locale de Lille) et Alexandre Ollivier (Mission Locale de Dinan) – qui font également partie de cette commission et y représentent leurs alter ego.

Comment définissez-vous votre rôle au sein du COJ ?

Mathilde Paillet : Je suis représentante des jeunes de Missions Locales. Pour l’instant, comme les axes de travail ne sont pas établis, on ne peut pas vraiment commencer.

Nous travaillerons ensemble avec Alexandre pour préparer les commissions en avance. On attend donc le prochain COJ, le 7 mars, pour faire des choses concrètes. D’autant plus que nous aurons les ordres du jour 15 jours avant, ce qui nous permettra de préparer.
Un des axes importants est bien de rendre compte des attentes et des envies des jeunes pour que cela nous guide pour l’ensemble de notre travail.

J’espère, en tant que représentante des jeunes de Missions Locales, être véritablement entendue et que ma parole soit vraiment prise au sérieux, par les institutionnels notamment.

Alexandre Ollivier : J’ai toujours été très critique à l’égard des décisions politiques et j’ai été intéressé de voir comment cela marchait. Mais il est facile de critiquer, maintenant, je peux agir. Il y a vraiment un besoin de représentativité chez les jeunes dans tout le pays aujourd’hui.

Ce qui est intéressant, c’est qu’on pourra, avec Mathilde, organiser des diagnostics de territoire en fonction des sujets pour ensuite faire remonter les résultats.

Nous allons travailler ensemble, avec Mathilde et Leila Repessé, une autre jeune de Dinan, membre du COJ, à la fois pour préparer les réunions à venir et pour faire des compte-rendus communs.

J’espère apporter du « qualitatif », de la parole de jeunes parce qu’il y a beaucoup d’études chiffrées, c’est très bien mais on peut faire dire un peu ce que l’on veut aux chiffres !

Comment avez-vous pu participer à ce premier COJ ?

Mathilde Paillet : C’est Olivier Jastrzab, directeur adjoint de la Mission Locale de Lille, qui m’en a parlé. Je lui ai dit que j’étais intéressée et j’ai pu ensuite parler avec Corentin Poirier, chargé de projet à l’UNML, en charge de constituer ce groupe de jeunes, avec Antoine Dulin, vice-président du CESE. C’est avec Rémi Audenaert, conseiller à la Mission Locale, et bien sûr Alexandre, que je travaillerai sur les actions à venir.

Alexandre Ollivier : J’étais inscrit à la Mission Locale depuis plusieurs mois. J’étais auparavant volontaire en Service Civique, sur le projet de caravane numérique (1). J’ai été ensuite en recherche d’emploi et toujours en contact avec la Mission Locale, notamment comme bénévole sur un projet de web radio. La directrice de la Mission Locale, Pascale Joly, m’a parlé du COJ , m’a dit que l’UNML cherchait des jeunes intéressés, et m’a demandé si cela m’intéressait d’y représenter les jeunes suivis par les Missions Locales. Et j’ai dit « carrément ! »

(1) Projet Caravanes numériques des Missions Locales de Fougères, Redon, Saint-Malo et Dinan (Fondation Orange)

A lire également : l'article sur l’installation du COJ, paru sur jeunes.gouv.fr

Cette journée d’installation du COJ a également été l’occasion pour Célia Vérot et Antoine Dulin de présenter les premières propositions de leur rapport sur la mission de simplification jeunesse au Premier ministre et à Patrick Kanner. Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports qui a participé dans l’après-midi à la première table ronde du COJ, « Construire ensemble des politiques de jeunesse participatives, territorialisées et adaptées aux parcours des jeunes. »