Partenariat entre les Missions Locales et le service militaire volontaire

Représentation du réseau |

L'UNML et le service militaire volontaire (SMV) ont signé, le 16 mars, une convention de partenariat pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes âgés de 18 à 25 ans. Cette convention a vocation à développer une coopération entre le réseau national des Missions locales et les trois centres du SMV.

Ecouter également le reportage d'Anne-Charlotte Costabadi diffusé dans l'émission Grand Angle de France Inter le 17 mars, avec le témoignage de Zaïna, jeune femme qui s'est portée volontaire après une période de chômage de deux ans. Après une remise à niveau en maths et en français, elle a passé et réussi le permis de conduire et le certificat de sauveur secouriste au travail. Et elle commence bientôt à travailler à Disneyland, en CDD qui pourra se transformer en CDI.

Lire la convention de partenariat UNML - SMV

Photo (de gauche à droite) : le lieutenant-colonel Gueguen, chef du centre SMV d'Ile-de-France, deux jeunes stagiaires, le général Vianney Pillet, commandant le SMV.

Photo (de gauche à droite) : Jean-Patrick Gille, président de l'UNML, Marie-Louise Fort, députée de l'Yonne, Véronique Genet, directrice d'Amilor (association régionale des Missions Locales de Lorraine) et le colonel Jean-Claude Hallier.

Article de Philippe Grandin diffusé avec l'aimable autorisation de Centre Inffo

« Notre première rencontre avec les acteurs du SMV date de juin 2015 et dans la mesure où la première promotion (octobre 2015) sortira du dispositif SMV fin avril 2016, nous avons souligné lors de la finalisation de notre travail commun la réactivité de ce même dispositif », fait valoir Jean-Patrick Gille, président de l’UNML.

Les objectifs principaux de ce partenariat sont de faire connaître et promouvoir, auprès des jeunes accompagnés par les Missions locales, la finalité des centres SMV et leurs filières professionnelles et de les orienter vers les points de contact communiqués par les centres SMV. « Le dispositif SMV intéresse beaucoup plus les jeunes en situation de rupture notamment familiale (car trop prégnante ou absente) et en difficulté d’insertion. Il leur permet de prendre un nouveau départ en quelques mois avec des perspectives d’emploi suite à une formation à la fois comportementale et professionnelle.

En outre, il n’a pas vocation à être universalisé puisqu’il concerne quelques centaines de jeunes par an », expose Jean-Patrick Gille. La durée du SMV oscille entre 6 et 12 mois, avec une compensation financière pour le jeune de 313 euros par mois. La première promotion est composée de 309 jeunes volontaires : 30 % de jeunes femmes, plus de 40 % sans diplôme, près de 20 % avec un niveau CAP-BEP. Le taux de dénonciation du contrat d’engagement s’établit à 7 % d’octobre 2015 à janvier 2016. « Il s’agit effectivement d’une démarche d’engagement pour le jeune qui consiste à dire : “Je me reprends en main et j’ai besoin d’avoir un cadre de référence” », rapporte Jean-Patrick Gille. L’action du SMV s’appuie pédagogiquement et professionnellement sur le volontariat et la motivation des bénéficiaires, l’encadrement militaire des volontaires, eux-mêmes sous statut militaire, et un rapprochement étroit avec le marché du travail et les autres acteurs de la formation professionnelle.

Dans le cadre de ce partenariat, les Missions locales peuvent être amenées à « accompagner les volontaires sortant du SMV vers l’insertion et à compléter l’action du SMV pour les jeunes volontaires arrivant au terme de leur formation sans débouché concret d’insertion professionnelle », détaille la convention. Le centre SMV s’engage à « échanger toutes informations quant au devenir des jeunes volontaires à la fin de leur contrat au SMV (accès à l’emploi, échec d’insertion, recherche d’emploi après une première expérience professionnelle) ». « Nous nous situons dans le droit à l’accompagnement des jeunes sans emploi ni formation intégré à la loi El Khomri », conclut Jean-Patrick Gille.