On ne peut rien faire sans coopération (Marie-Hélène Carlat, Amicentre)

Représentation du réseau |

Marie-Hélène Carlat prend le relais de Marie-Clotilde Bastide à Amicentre, en reprenant le pilotage de l'animation régionale des Missions Locales. L'occasion de faire connaissance avec Marie-Hélène Carlat et de saluer le travail de Marie-Clotilde Bastide, tout en revenant sur l'enjeu stratégique lié à la représentation du réseau des Missions Locales par les élus au niveau régional.

Pourriez-vous revenir sur votre parcours professionnel ?

Marie-Hélène Carlat Le fil rouge de mon parcours est l'insertion professionnelle des jeunes, que j'ai d'abord connue par l'accompagnement direct des jeunes, dans des dispositifs d'insertion - notamment à la chambre des métiers d'Indre-et-Loire où j'ai travaillé avec les jeunes bénéficiaires du RSA. J'ai été formatrice et chargée de relations entreprise dans un organisme de formation. Je me suis ensuite aiguillée vers la conduite de projets, notamment au service de l'insertion des jeunes et le développement local dans une fonction d'animation territoriale, anciennement à la direction du Travail, aujourd'hui la Direccte. J'ai également fait un bref passage dans le consulting.

Ma formation de base est l'économie et j'ai d'ailleurs toujours gardé un fort intérêt pour le monde économique, le monde de l'entreprise. J'essaie de mettre en lien l'insertion des jeunes et le développement économique, avec un sens du service public qui traverse aussi mon parcours et qui m'a conduit à ce rôle d'animatrice régionale des Missions Locales dans la région Centre Val-de-Loire.

De manière générale, je peux ajouter que j'ai toujours cultivé le sens de la coopération et du partenariat. C'est naturel, c'est une des valeurs qui m'anime : on ne peut rien faire sans coopération.

Quels sont les chantiers prioritaires à mener dans la région ?

Marie-Clotilde Bastide : L'enjeu est de consolider la représentation du réseau par les élus, présidents des Missions Locales, que ce soit dans les instances, comme le CREFOP, ou dans des groupes de travail partenariaux, en offrant de nouveaux modes de coopération. Il s'agit pour l’association régionale d'être l'interface entre les besoins des territoires et les politiques qui se mettent en oeuvre, de plus en plus, au niveau régional.

Marie-Hélène Carlat : Oui, il faut réaffirmer le pilotage de l'association régionale des Missions Locales par les élus, être au service des Missions Locales pour réussir ensemble des défis qui se posent : soutenir la place des Missions Locales dans le service public de l'emploi ; réussir la Garantie jeunes, le service public régional de l'orientation.

L'enjeu est que l'Association régionale prenne toute sa place dans les nouvelles instances et groupes de travail : c'est un enjeu stratégique majeur.

Marie-Clotilde Bastide, ici avec Jean-Patrick Gille, président de l'UNML.