Rendre lisible l’activité des Missions Locales dans le cadre du CEP des jeunes (suite à la parution du 1er rapport du CNEFOP sur le CPF et le CEP)

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Le premier rapport sur la mise en œuvre du Compte personnel de formation (CPF) et du Conseil en évolution professionnelle (CEP) a été adopté en séance plénière du Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (CNEFOP) le 12 avril 2016.
L’UNML propose que l’accompagnement des jeunes vers ces nouveaux droits (CEP, CPF et à terme CPA) soit pris en compte par les Missions Locales et l’Etat dans le cadre de la nouvelle Convention pluriannuelle d’objectifs. Le chantier à court terme pour l’UNML va consister à rendre lisible l’activité des Missions Locales dans le cadre du CEP au service des jeunes qu’elles accompagnent.

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Ce rapport n’est pas un rapport d’évaluation mais présente un état des lieux du déploiement et de la mise en œuvre du CPF et du CEP, assorti de recommandations. Il est le fruit des divers travaux des commissions du CNEFOP et des auditions qui ont été menées auprès des organismes concernés.

Concernant le Conseil en évolution professionnelle, une des recommandations indique « que le CEP constitue l’offre de service du réseau des Missions Locales, la « colonne vertébrale » que tout conseiller a vocation à maîtriser, le cadre dans lequel il met en œuvre les ingénieries spécifiques construites pour répondre à des besoins spécifiques ». « […] c’est pourquoi le CEP n’est pas présenté en tant que tel, mais étant « déduit » de l’offre de service existante ».

Les travaux portés et animés par l’UNML depuis plus de 2 ans sur ce sujet abondent dans ce sens, les activités déployées et les compétences développées depuis plus de 30 ans par les Missions Locales s’intégrant pleinement dans les attendus du cahier des charges du CEP. Le chantier à court terme va consister à rendre lisible l’activité des Missions Locales au service du CEP des jeunes qu’elles accompagnent.

Le rapport précise également que « le déploiement s’est fait à moyens constants pour les opérateurs, le législateur considérant que le CEP constituant une nouvelle offre de service, se substituant à une offre de service existante qu’il s’agissait d’homogénéiser et de renforcer. A la différence d’un « dispositif », le CEP est au cœur même du métier de l’opérateur, et, à ce titre, n’avait pas à être financé de manière spécifique ».

Même s’il est vrai que le CEP s’intègre naturellement dans l’offre de service des Missions Locales, sa mise en œuvre implique au niveau local et régional la nécessité de temps d’échanges favorisant l’interconnaissance avec des nouveaux partenaires (OPACIF, FONGECIF notamment), de temps accrus de coordination, une appropriation de l’outillage spécifique et l’organisation de la professionnalisation des équipes sur ce thème.

Dans le même temps, le projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs propose de créer le Compte personnel d’activité dans l’objectif de renforcer l’autonomie et la sécurisation des parcours professionnels et de créer un nouveau droit à l’accompagnement qui pourrait être réalisé dans le cadre du Conseil en évolution professionnelle.

L’accompagnement de ces nouveaux droits (CEP, CPF et à terme CPA) devra donc mieux être pris en compte dans le cadre de la nouvelle Convention pluriannuelle d’objectifs des Missions Locales.