Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale : la feuille de route 2015-2017

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A l’amorce de la troisième année de mise en oeuvre du Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, le Premier ministre a convoqué un CNLE (Conseil national de lutte contre l'exclusion) élargi, le 3 mars 2015, en présence de 11 ministres concernés par les politiques de solidarité et d’inclusion sociale. Mise en ligne de la feuille de route 2015-2017 et zoom sur le point concernant plus précisément les jeunes en situation de vulnérabilité.

Le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale et sa feuille de route renouvelée, constitueront, dans les trois années qui viennent, le socle commun d’actions et de partenariats pour faire vivre au quotidien la solidarité qui demeure plus que jamais une valeur forte de la République.

Au cours de la période 2015-2017, le gouvernement s’engage à poursuivre le suivi exhaustif des mesures annoncées et non encore réalisées pour la période 2013-2014, tout en les complétant par plusieurs actions complémentaires programmées dans une feuille de route 2015-2017, en tirant notamment les enseignements du deuxième rapport de l’Inspection générale des affaires sociales piloté par François Chérèque.

La nouvelle feuille de route confirmera un nouveau principe : celui de l’accompagnement. Qu’il s’agisse de l’accès à l’emploi, aux droits, ou à la scolarité, l’ensemble des partenaires fait le constat de la nécessité de coupler les mesures proposées avec des actions d’accompagnement des publics, celui-ci devenant de ce fait un sixième principe à part entière du plan.

La spécificité de ce plan tient également à sa volonté d’accompagner en permanence les trajectoires des individus : sont ainsi traités l’accès aux droits et la lutte contre le non recours, les questions d’hébergement et de logement, l’enfance et la famille, l’emploi et la formation, la santé qu’il s’agisse de prévention et d’accès aux soins. Cette cohérence se traduit par la dimension fortement interministérielle du plan, mais aussi par la volonté d’impliquer l’ensemble des acteurs qui agissent sur les territoires au plus près des personnes : collectivités territoriales, secteur associatif, usagers. Le plan pluriannuel rassemble en effet tous les acteurs de la solidarité nationale, dans une logique de décloisonnement des secteurs d’intervention visant à mettre les personnes au coeur de l’action publique.

La feuille de route 2015-2017 demeure articulée autour des trois axes d’intervention qui fondent l’intention de ce plan depuis l’origine :

  • la prévention des ruptures ;
  • l'accompagnement des personnes confrontées à des difficultés particulières ;
  • l'action partenariale au plus près des territoires et des personnes.

Zoom sur le renforcement de l'accompagnement des jeunes les plus vulnérables

Partant des conclusions du rapport d’étude de l’ONED relatif à l’accompagnement vers l’autonomie des jeunes majeurs (remis à la secrétaire d’État chargée de la famille le 28 janvier 2015) et de l’évaluation des expérimentations conduites sur 7 territoires, un ensemble d’actions sera défini pour permettre de prévenir les ruptures de parcours des jeunes les plus vulnérables et favoriser leur accès aux dispositifs de droit commun.

Les priorités définies sont :
- faciliter l'accès des jeunes de 16 à 21 ans accompagnés par l'Aide sociale à l'enfance au dispositif de Garantie jeunes ;
- favoriser leur accès au logement en leur réservant des places spécifiques dans les FJT (foyers de jeunes travailleurs) ou Résidence Sociales pour jeunes ;
- installer ou développer des commissions dites de « cas complexes » sur tous les départements en mobilisant les acteurs de terrain ;
- renforcer la coopération entre l’autorité judiciaire, la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), et les départements pour une meilleure sécurisation du parcours du mineur.

Création de la prime d’activité (fusion prime pour l’emploi et RSA) à compter du 1er janvier 2016 : les jeunes actifs majeurs y seront éligibles selon le droit commun, exception faite des jeunes en formation initiale.