Mobilité internationale : point d'étape de la mesure du plan Priorité jeunesse

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Réunis pour la troisième fois le 9 septembre 2015 autour de Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, les membres du Comité permanent de la mobilité européenne et internationale des jeunes (dont l'UNML fait partie) ont fait le point sur la mise en œuvre des mesures du plan Priorité jeunesse relatives à la mobilité internationale.

Ce comité comprend l'Etat et ses opérateurs, les collectivités territoriales, les entreprises, les associations de jeunesse et d'éducation populaire, les organisations de jeunes et des représentants des jeunes participants à des programmes. L'UNML en fait partie.

Lancés par une circulaire au printemps dernier - à retrouver ici - , les comités régionaux de la mobilité européenne et internationale des jeunes ont depuis été "installés dans de nombreuses régions, sous présidence Etat-conseils régionaux", selon un communiqué du ministère de la Jeunesse. Ces comités rassemblent tous les acteurs au niveau local pour définir des priorités de travail communes.

Par ailleurs, suite à un appel à projets du fonds d'expérimentation pour la jeunesse (FEJ), 20 "plateformes régionales" destinées à devenir "de véritables outils opérationnels au service de la stratégie définie par les comités régionaux" vont bénéficier d'une aide de 3 millions d'euros. En Bourgogne par exemple, la plateforme est collaborative et met en oeuvre des moyens comme la mise en réseau des professionnels et des jeunes, les actualités sur les partenariats en cours, la mise en réseau entre jeunes...

Enfin, le portail de la mobilité internationale des jeunes, pour lequel l'UNML a sollicité le réseau des Missions Locales pour connaître les référents Mobilité internationale, sera lancé fin septembre.

Pour 2016, plusieurs thèmes ont été mis en avant par des groupes de travail :

  • la sensibilisation des jeunes et des encadrants de jeunesse à la mobilité, notamment concernant les jeunes, la question de la sensibilisation par les pairs et le travail à mener avec les associations de jeunesse, ainsi que la valorisation des étudiants étrangers en France
  • le soutien spécifique à la mobilité des jeunes ultramarins, en informant et en formant les encadrants sur le terrain, en facilitant la mobilité dans la zone régionale et en co-construisant avec les acteurs ultramarins (A lire également : lancement du plan Jeunesse Outre-mer
  • le soutien spécifique des "jeunes avec moins d'opportunités"
  • la valorisation de l'expérience de mobilité auprès du monde de l'entreprise : la mobilité devra être reconnue comme un élément du parcours de formation

Patrick Kanner quant à lui sera attentif aux "conditions de mise en oeuvre de l'accès à la mobilité internationale, à la lisibilité de l'offre pour tous les jeunes et à son accessibilité, y compris pour les jeunes habitants des quartiers prioritaires de la politique de la Ville". Le ministre a également annoncé son souhait de s’appuyer davantage sur les jeunes eux-mêmes pour promouvoir la mobilité internationale : « Pour informer les jeunes il faut s’appuyer davantage sur les jeunes eux-mêmes, qui ne doivent pas rester simples bénéficiaires mais être acteurs de ces politiques de mobilité. Je souhaite que les opérateurs puissent désigner des jeunes ambassadeurs, sur le modèle des ambassadeurs de l’OFAJ, dans les territoires, qui peuvent témoigner de leur expérience et la faire connaître autour d’eux. »

Lire le communiqué du ministère de la jeunesse