45 000 emplois d'avenir supplémentaires en 2014 : l’UNML reste mobilisée

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45 000 emplois d'avenir supplémentaires en 2014 : l’UNML se félicite de l’extension de ce programme qui a fait les preuves de son efficacité grâce à l’action des Missions Locales et revient sur le défi collectif qu’il revêt. Elle appelle également à trouver les moyens pour l’améliorer qualitativement, notamment pour l’accompagnement des jeunes et le développement de leur formation. (Selon Hervé Hénon pour l'UNML, membre du bureau de l'UNML et membre du comité de pilotage national des Emplois d'avenir).

Ecouter à ce sujet l’interview de Jean-Patrick Gille, président de l’UNML, sur RTL le 4 juin 2014.

L’UNML accueille positivement l’extension du dispositif des Emplois d’avenir : grâce à l’implication des Missions Locales, ce programme a fait preuve de son efficacité, dont notre réseau est entière partie prenante de son succès. Son extension va permettre à près de 20 000 nouveaux jeunes d’être salariés en Emplois d’avenir, ce qui portera le total de 150 à 170 000 jeunes potentiellement concernés.

Le programme des Emplois d’avenir est reconnu par l’Europe qui s’est déclarée favorable à son développement, comme cela a été souligné le 3 juin dernier lors de la conférence de lancement de l’Initiative européenne pour la jeunesse (IEJ).

L’extension du dispositif des Emplois d’avenir s’inscrit dans un paysage qui évolue, avec la mise en œuvre de la Garantie Jeunes et de l’Initiative européenne pour la jeunesse. La vigilance est donc accrue : il s’agira non seulement pour le réseau des Missions Locales d’accompagner la création de nouveaux emplois, mais également d’assurer le suivi des jeunes dans leur ensemble et de lancer les actions de formation.

Un défi supplémentaire à relever pour le réseau des Missions Locales

Le réseau des Missions Locales va poursuivre la mobilisation de ses équipes et maintenir et/ou créer des partenariats locaux dynamiques. Le développement du nombre de jeunes en Emplois d’avenir est une opportunité prometteuse qui s’inscrit dans la consolidation des politiques territoriales de l’emploi. Enfin et surtout, le réseau des Missions Locales continuera à respecter ses engagements pour les jeunes.

Points de vigilance

L’UNML reste vigilante : la réussite de cette nouvelle étape est conditionnée :
- à l’attribution des moyens nécessaires à l’ingénierie et à l’accompagnement des jeunes, notamment dans toutes les régions où le chômage des jeunes est élevé et où va se mettre en place l’Initiative européenne pour la jeunesse, en plus des Emplois d’avenir et de la Garantie jeunes,
- à une évolution des méthodes locales de pilotage pour s’ancrer définitivement dans une logique de partenariat et de co-construction entre l’Etat et le réseau des Missions Locales, exclusive de toutes pressions excessives.

L'UNML intervient dés maintenant pour obtenir des engagements et des réalisations sur ces points cruciaux.

Une présence forte de l’UNML dans les lieux de décision

L’objectif premier de l’UNML est de continuer à améliorer qualitativement le développement des emplois d’avenir. Nombre de points de vigilance sont d’ores et déjà identifiés : les moyens pour l’accompagnement des jeunes et le développement des opportunités, l’articulation entre les Emplois d’avenir et les contrats aidés classiques ; la recherche des niches à exploiter ; la prise en compte des difficultés spécifiques dans la prescription, l’intervention de l’Etat pour débloquer les processus de formation, l’approche nuancée et territorialisée du secteur marchand.

Dans ce contexte, l’UNML continuera à être présente et active dans les lieux de décision, en relation avec l’ensemble des acteurs : réseau des Missions locales et des ARML, comité national de pilotage, Cabinets des Ministres, DGEFP, branches professionnelles, partenaires, etc.

L’annonce du ministre du travail

« Au total, 95 000 emplois d'avenir pourront être conclus en 2014, permettant de prolonger les contrats des jeunes embauchés pour un an et d'embaucher 70 000 nouveaux jeunes en 2014 », a précisé le ministre. Le coût de cette rallonge (25 000 contrats prolongés et 20 000 nouveaux créés) sera de 500 millions d'euros, a-t-on appris au ministère du Travail. Ce coût s'échelonnera entre 2014 et 2017. Dans sa communication au conseil des ministres, François Rebsamen a également annoncé une rallonge de 20 000 contrats aidés classiques (contrats uniques d'insertion), pour atteindre 400 000 contrats cette année (350 000 dans le secteur non-marchand et 50 000 dans le secteur marchand).