ANI JEUNES : les partenaires sociaux renouvellent leur confiance aux Missions Locales

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L’UNML est intervenue, en concertation avec le secrétariat du CNML et en lien avec la DGEFP, auprès des partenaires sociaux réunis le 25 juin 2013 au sein du comité technique paritaire de l'accord national interprofessionnel du 7 avril 2011, pour leur proposer la prolongation de l’avenant de cet accord, afin de permettre aux Missions Locales d’atteindre les objectifs qui leur ont été fixés et d’assurer la continuité du dispositif.

En effet, un avenant à l’ANI a été signé le 20 décembre 2012, afin d’ouvrir cet accompagnement à 10.000 jeunes supplémentaires. Il prévoyait des entrées entre le 1er janvier et le 30 juin 2013. Toutefois, les notifications informant les Missions Locales de la prolongation du dispositif et leur permettant de mobiliser des jeunes n’est parvenu aux Missions Locales qu’à la fin du mois de février 2013.

Au 31 mai 2013, soit 3 mois après la réouverture des entrées, plus de 8.000 nouveaux jeunes sont entrés en phase diagnostic de ce dispositif. Ce nombre témoigne d’une forte remobilisation des Missions Locales. On peut cependant regretter la suspension du dispositif sur une période de 6 mois avec un effet de "stop and go", qui a ralenti la relance des entrées en accompagnement des jeunes.

Le bilan 2011-2013 de l’accompagnement ANI en date du 31 mai illustre cette montée en charge de l’accompagnement des publics prioritaires définis par les partenaires sociaux.

Ainsi, l’engagement des Missions Locales a permis de faire entrer 39.700 jeunes, dont 8.200 en 2013, en phase de diagnostic depuis le lancement de ce dispositif. Ces derniers sont majoritairement des hommes (57%). Parmi ceux-ci, les moins de 18 ans (42%) sont proportionnellement plus nombreux que ceux nouvellement accueillis par le réseau (16%). La quasi-totalité des jeunes entrés en phase 1, n’est pas diplômée (98,5 %) alors qu’ils ne sont que 44% dans cette situation parmi la totalité des jeunes en 1er accueil au sein des Missions Locales. Au 31 mai 2013, 4 800 jeunes étaient en cours de phase diagnostic.

Les 2/3 des jeunes (26.000) sont entrés en phase d’accompagnement ANI et 3.000 autres ont été orientés vers un accompagnement en CIVIS. On observe peu d’évolution de la typologie des jeunes entrés en phase 2 : ils continuent à être plutôt mineurs et plus nombreux à ne pas détenir de qualification professionnelle. Au 31 mai 2013, 7.700 jeunes sont en cours de phase d’accompagnement, dont un cinquième est, soit en emploi (500), soit en alternance (100) soit en formation professionnelle (1070).

Parmi les 18.300 jeunes sortis de cette 2nde phase, 35% sont entrés en accompagnement de leur situation professionnelle (phase 3). Plus du tiers (36.5%) sont arrivés au terme de cette phase d’accompagnement, notamment des jeunes en situation de formation courte ou non qualifiante, des contrats courts, de moins de 6 mois ou contrats du secteur non marchand. En effet ces situations professionnelles ne permettent pas de valider une entrée en phase 3 car elles ne sont pas qualifiantes ou pas considérées comme "durables". Cependant, pour ces derniers comme pour les jeunes sans situation au moment de la sortie, les Missions Locales proposent de poursuivre l’accompagnement dans le cadre des parcours de droit commun.

Les autres jeunes ont soit abandonné (17%), soit déménagé ou ont été réorientés par la Mission Locale. Parmi les 6.500 jeunes en accompagnement dans l’emploi (de plus de 6 mois, du secteur marchand) ou en formation qualifiante, 2.300 sont encore suivis par les Missions Locales. Les conseillers interviennent alors dans un rôle de sécurisation de la situation professionnelle, soit dans une posture d’intermédiation entre le jeune et l’entreprise ou le jeune et l’organisme de formation, soit en accompagnant le jeune dans sa situation sociale du jeune (ressources, logement…). Parmi eux, les 4.200 jeunes sortis de phase 3 sont majoritairement en emploi (51,5%) ou en formation (24%). D’autres ont été rescolarisés (10%) ou leur contrat de travail a été rompu (9%).

Au 31 mai 2013, la mobilisation des Missions Locales s’est notamment concrétisée par la signature de 12.900 contrats de travail pour les 26 000 jeunes entrés en phase d’accompagnement, dont 9.100 CDD, 1.300 CDI et 2.500 contrats en alternance.

Les partenaires sociaux ont démontré leur satisfaction du travail accompli par les Missions Locales auxquelles ils ont confié cette responsabilité de l’accompagnement des jeunes les moins qualifiés. Elles connaissent bien le marché de l’emploi de leur territoire et leurs compétences sont reconnues en matière d’accompagnement socioprofessionnel des jeunes vers et dans l’emploi, notamment sortis du système éducatif sans aucune qualification professionnelle ou diplôme.

Pour rendre cette prolongation effective, un avenant à l'accord doit encore être signé par les partenaires sociaux, qui permettra la mobilisation des financements du Fonds de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) pour assurer l'accompagnement ANI de 10.000 jeunes par les Missions Locales au cours du 2nd semestre 2013. Les précisions nécessaires sur les conditions opérationnelles de mise en oeuvre de cette décision des partenaires sociaux sont en cours de négociation et seront communiquées prochainement au réseau des Missions Locales.