Mobilité internationale : «Le jeune est accompagné avant, pendant et après»

Du côté des Missions Locales |

L’ARDML PACA s’est lancée depuis 2012 dans le développement des actions de mobilité internationale pour les jeunes accompagnés par les Missions Locales de la région. Interview de Mariola Kornath, conseillère depuis neuf ans et référente Mobilité internationale depuis quatre ans à la Mission Locale du Haut Vaucluse.

Photographie : groupe parti au Danemark / projet European Vagabond II

Comment se sont lancées les actions en faveur de la mobilité internationale pour les jeunes ?

Le programme a été lancé en 2012 à l’initiative de l’ARDML PACA, avec Eurocircle, une ONG européenne, qui développe et réalise des projets transnationaux, notamment dans le domaine de la mobilité internationale des jeunes. C’était à l’époque un projet expérimental qui nous a permis d’envoyer 110 jeunes à l’étranger.

Nous avons vu que cela apportait une véritable plus value sur le parcours des jeunes. Et, en 2013, ces actions de mobilité internationale se sont étendues à l’ensemble des Missions Locales, qui chacune s’organise à sa façon.

Les actions sont co-financées par l’Europe et par l’ARDML PACA.

Dans la région PACA, nous avons un réseau de référents, nous nous retrouvons deux fois par an à l’occasion de séminaires pendant lesquels nous partageons nos expériences.

A la Mission Locale du Haut Vaucluse, je travaille avec l’ensemble des conseillers et ils sont donc informés des offres de mobilité. J’organise également des réunions d'information collective hebdomadaires pour les jeunes intéressés. Je les vois également en entretien individuel. Je travaille sur plusieurs lieux d’accueil : je peux avoir un premier contact avec le jeune par téléphone, puis nous nous rencontrons.

Pendant son projet de mobilité internationale, le jeune est accompagné avant, pendant et après. C’est quelque chose qui doit être inscrit dans son parcours d’insertion sociale et professionnelle.

En 2014, au niveau régional, nous avons envoyé 160 jeunes, dont 100 jeunes qui relevaient du programme vista donc peu ou pas qualifiés.

En plus d’Eurocircle, nous allons travailler très prochainement (voir encadré) avec d’autres structures qui sont en capacité de nous envoyer régulièrement des offres.

Maintenant que vous avez un certain recul, pourriez-vous dire ce qu’apportent, d’après vous, les expériences de mobilité aux jeunes ?

En plus des aspects liés au développement personnel avant tout, il y a plein de choses : cela permet aux jeunes de découvrir une autre culture, d’élargir son projet professionnel, de gagner en ambition, d’acquérir des compétences qui seront utiles à leur développement personnel et professionnel, comme l’apprentissage d’une autre langue. Bref, tout ce qui relève de l’éducation non formelle.

Cette expérience est souvent un déclencheur chez le jeune. Cela rend possible l’autonomie.

Pour mieux rentrer dans le cadre des projets européens, l’association « CAMI » (Coordination des Associations pour la Mobilité Internationale) a été récemment créée en région PACA . Elle rassemble tous les opérateurs de la mobilité internationale dans la région PACA : Eurocircle, Itinéraire international, Pistes Solidaires Méditerranée, Terres Interculturelles, Eurasia Net et Chantier jeunes Provence Côte d’Azur.