Vacances Ouvertes : Il y a des impacts directs sur la recherche d’emploi

Du côté des Missions Locales |

Valérie Richard, conseillère à la Mission Locale des Rives de l’Aa et de la Colme, Bourbourg (59), est référente Vacances Ouvertes depuis 10 ans. Elle revient sur l'appropriation du dispositif par les conseillers et les bénéfices sur les jeunes.

Comment avez-vous connu le dispositif Parcours Vacances ?

Nous avons reçu, il y a quelques années maintenant, un dossier à compléter pour pouvoir faire bénéficier les jeunes de chèques vacances. J’ai fait des recherches et, avec l’accord de ma direction, nous avons répondu.

La première année, le fait de dire aux jeunes « vous pouvez avoir une aide pour partir en vacances », cela a été plutôt compliqué, y compris pour certains conseillers. Après cette première expérience, j’ai suivi une formation d’une journée à Paris. Nous avons pu échanger avec d’autres Missions Locales, ce qui nous a beaucoup apporté.

Dès la 2e année, nous avons pu faire partir une trentaine de jeunes. Le seul bémol : cela a mis quelques années avant que les conseillers l’intègrent dans leurs propositions à destination des jeunes. Depuis 5 ou 6 ans maintenant, nous sommes passés à 60 bourses par an. A noter aussi que je peux appeler ou contacter Vacances ouvertes facilement en cas de questions administratives par exemple.

Les conseillers se sont bien appropriés le dispositif et savent l’expliquer aux jeunes. Ils comprennent également la plus value, notamment en termes de transfert de compétences, de mobilité, de bien-être des jeunes. Il y a des impacts directs sur la recherche d’emploi.

Quels bénéfices voyez-vous pour les jeunes ?

Le gros changement, c’est au niveau de la confiance en soi, de la redynamisation. Pour des jeunes à la recherche d’emploi depuis un long moment, c’est important d’avoir un moment de coupure et de détente. On les retrouve « regonflés à bloc. »

On travaille également sur le transfert de compétences. Pour des jeunes un peu timides, devoir faire des démarches par téléphone pour avoir des attestations, pour réserver un mobil home par exemple, c’est très difficile pour eux. On peut donc montrer au jeune que, s’il a pu le faire dans le cadre de ses vacances, il peut également appeler une entreprise pour relancer une candidature, par exemple.

Par ailleurs, les jeunes suivis par notre Mission Locale vivent dans leur grande majorité en zone rurale. Ce dispositif nous permet de travailler sur leur mobilité.