Mobilité internationale en région Rhône-Alpes : 500 jeunes attendus, 1200 jeunes effectivement accompagnés

Du côté des Missions Locales |

La plateforme IPM Département Mobilité Internationale accompagne les jeunes suivis par les Missions Locales de la région Rhône-Alpes dans la mise en place de leurs projets de mobilité internationale. Thierry FARRE, détaché depuis deux ans par l’URML Rhône-Alpes, est le coordonnateur de la plateforme IPM, département Mobilité internationale et pour l’emploi, basé à Saint-Etienne. Il revient ici sur la création de la plateforme, son mode de fonctionnement et son premier bilan « flash » un an après le lancement.

Pouvez-vous revenir sur ce qui a motivé la création de la plateforme Insertion Professionnalisation Mobilités ? Depuis combien de temps existe-elle ?

Nous avons été retenus dans le cadre du FEJ (fonds d’expérimentation pour la jeunesse) sur l’action Mobilité internationale pour les années 2010-2011.

On avait alors modélisé des « guichets uniques de mobilité internationale ». On s’est vite aperçu que bon nombre de jeunes accompagnés par les Missions Locales étaient intéressés par cette expérience, bien conscients du « plus » que cela constitue sur leurs CV. En 2011, on avait déjà décidé de pérenniser le projet. Nous l’avons retravaillé pour les services de l’Etat (Direccte) et de la Région qui nous soutiennent financièrement. Depuis septembre 2012, on a reconstruit une plateforme de mobilité internationale basée à Saint-Etienne. Il y avait au début 1, 5 ETP, l’équipe compte aujourd’hui sept collaborateurs et deux volontaires en Service Civique.

Si la croissance a été forte en 2013, c’est essentiellement dû au fait que nous avons a été retenus sur un appel à projets dans le cadre de Léonardo, ce qui a débloqué un financement supplémentaire de 400 000 euros (notre financement socle est de 120 000 euros au départ). Ce budget nous permet de financer les actions de Mobilité internationale en direction des jeunes, mais aussi la partie ingénierie et le financement de postes.

Pouvez-vous nous décrire le fonctionnement de la plateforme et vos relations avec les Missions Locales de la région Rhône-Alpes ?

On travaille pour le compte des 49 Missions Locales de la région Rhône-Alpes. Chaque Mission Locale oriente le jeune intéressé par le biais d’une fiche de liaison, du CV du jeune et d’un argumentaire. Suite à cet envoi, le jeune est recontacté par nos services dans les 48 heures. On le rencontre sur place à Saint-Etienne. L’identification des besoins s’effectue bien par les Missions Locales, et on fait ensuite un retour aux Missions Locales qui ont orienté les jeunes.

Tous les jeunes peuvent-ils profiter de l’offre de services de la plateforme ?

Nous avons mis en place une offre de service qui couvre tous les champs de la mobilité internationale.

Concernant l’emploi direct, nous pouvons envoyer des jeunes dans deux entreprises, l’une à Brighton, l’autre à Malte. Dans ce cas, les jeunes ont des contrats de droit européen (CDD de 7 mois sur l’Angleterre et CDI à Malte). On a aussi développé des stages linguistiques dans les pays de l’Union européenne. Il s’agit là de déblocage linguistique. Dans le cadre de Léonardo, le jeune peut partir 13 semaines en stage à l’étranger. On peut aussi accompagner des jeunes sur une première expérience de mobilité de façon plus cadrée, avec une partie Volontariat. Et il y a enfin, le « projet autonome » où on accompagne des jeunes notamment en Australie dans le cadre des Visas Working Holidays.

Cette offre de service peut permettre à beaucoup de jeunes de profiter d’une première expérience de mobilité internationale. Et nous accompagnons aussi des projets atypiques comme par exemple une jeune qui avait une formation de marionnettiste et qui est partie dans les pays de l’est pour se perfectionner (création d’œuvres de théâtre de rue et de marionnettes). Ce n’est pas limitatif. A partir du moment où le jeune est inscrit en Mission Locale, on peut l’accueillir.

Parmi les résultats chiffrés de la première année d’activité (2013), quels sont ceux que vous n’auriez pas imaginés au moment du lancement de la plateforme ?

J’ai été très surpris par le nombre de jeunes accueillis : 1200 ! J’en attendais plutôt entre 500 à 600. On s’aperçoit que l’offre en mobilité internationale répond à un véritable besoin des jeunes accompagnés par les Missions Locales.

Pour en savoir plus

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