Parrainage / « Je trouve que les uns apprennent des autres »

Du côté des Missions Locales |

Sylvie Fernandez, conseillère en insertion à la Mission Locale Vallée de Montmorency (Antenne d'Ermont) est chargée du parrainage au sein de la structure depuis 8 ans. Depuis l’année dernière, Elodie Dupuy occupe les mêmes fonctions sur un autre site. Elles travaillent toutes les deux en équipe.

Comment est organisée la prise en charge des actions de parrainage au sein de la Mission Locale ?

Nous avons préparé, Elodie et moi, la liste de tous nos parrains, avec leurs fonctions.

En fonction de l’emploi ou du secteur d’activité recherchés par le jeune, les conseillers nous appellent pour nous demander si tel ou tel parrain est disponible. Nous pouvons aussi effectuer le choix du parrain parce que nous les connaissons bien.

Au jour d’aujourd’hui, nous avons 25 parrains, plus ou moins actifs. Les parrains et marraines nous avertissent s’ils sont moins libres à un moment donné. Ils s’occupent plutôt des jeunes qui cherchent un emploi dans un secteur d’activité qu’ils connaissent. Mais il y a des parrains curieux qui font des recherches pour aider un jeune, par exemple.

La majorité des parrains sont des retraités. Mais il y a également des parrains et marraines toujours en activité.

Les parrains ne sont pas « que » bénévoles à Agir. Certains mènent des études, d’autres interviennent pour d’autres organismes. Ils peuvent donc apporter leurs carnets d’adresses au jeune. Ils n’hésitent pas à apporter ce coup de pouce quand ils pensent que le jeune peut en avoir besoin. Par exemple, il y a des bénévoles d’Agir qui font des interventions « Sécurité routière » dans des grands groupes de type Macif par exemple. Ils sont alors en contact avec des gens actifs : leurs carnets d’adresses restent d’actualité.

A votre sens, quels sont les principaux bienfaits du parrainage pour un jeune ?

C’est d’avoir un autre écho que celui de son conseiller. La parole des parrains a parfois plus de portée. Et je trouve que c’est un lien intergénérationnel formidable. Il m’est arrivé de proposer un parrainage à un jeune qui m’a répondu par la négative dans un premier temps et que j’ai retrouvé très complice ensuite. Et de me remercier : « j’ai appris plein de choses grâce à mon parrain ». Et à l’inverse, c’est pareil pour les parrains qui pourraient avoir certains a priori sur les jeunes et qui, quand ils les ont en face d’eux, sont étonnés : « c’est incroyable, ces jeunes que l’on croit si sûrs d’eux, ils n’ont vraiment pas confiance en eux ». Je trouve que les uns apprennent des autres. « Je donne mais on m’apporte beaucoup ».