Informer le public : savoir, c’est pouvoir agir avec l'exemple de la dernière campagne de l'Adie

Du côté des Missions Locales |

L’Adie a organisé sa campagne nationale « Il n’y a pas d’âge pour créer sa boite » du 6 au 10 octobre 2014 en partenariat avec des Missions Locales. Comment se passe-t-il sur le terrain, à Grenoble par exemple ? Au-delà des actions montées avec l’Adie par les conseillers au sein du siège de la Mission Locale, les actions se « décentralisent » et sont montées hors les murs. Rencontre avec Hourya Zitouni, chargée de projets à la Mission Locale, plus spécifiquement en charge de la coordination et de l’animation des actions « Aller vers ».

Les actions menées avec l’Adie ont été organisées dans le cadre des actions « Aller vers ». Pourriez-vous revenir sur le principe ?

Financées dans le cadre de la politique de la ville, ces actions sont destinées à des publics qui ne viennent pas spontanément à la Mission Locale. Il s’agit « d’aller vers » ces publics habitant en Zones urbaines sensibles afin de les rencontrer et de leur apporter de l’information sur l’offre de services de la Mission Locale.

Des temps de permanence hebdomadaires sont organisés, animés par un agent d’animation et par un conseiller de Mission Locale référent sur chacun des 4 secteurs ZUS de Grenoble.

Dans un des secteurs, pendant cette permanence, l’agent d’animation va hors les murs pour aller discuter avec les publics et orienter vers la permanence, tenue par un conseiller Mission Locale. Pour les autres secteurs, l’animateur est seul et travaille en partenariat avec les acteurs de plus grande proximité et sur des équipements de quartiers.

C’est dans ce cadre que s’organisent les « Temps forts », en amont, avec les partenaires de plus grande proximité : partenaires économiques et sociaux (entreprises, organismes de formation, Pôle Emploi, animateurs jeunesse de la ville de Grenoble, éducateurs de prévention, BIJ, l’Adie…). Ce sont des moments conviviaux qui réunissent les partenaires de l’économie et du social sur un même quartier, sous forme de stand. L’idée, c’est de donner envie, de dire aux publics qu’il existe des possibilités, que savoir c’est pouvoir agir.

Pour les jeunes, ce type de rencontre peut leur permettre de raccrocher sur des parcours d’accompagnement.

Comment se sont organisées les « Temps Forts » avec l’Adie ? Quels sont les objectifs ?

Avec l’Adie, dans le cadre de la semaine « il n’y a pas d’âge pour créer sa boîte », on a décidé de mettre en place un « café échanges », dans les lieux de permanence.

L’intérêt, c’est aussi de toucher des « publics non Missions Locales » : des adultes de plus de 26 ans, des jeunes scolaires… On les informe et si besoin, on les réoriente vers nos partenaires. En amont de cette semaine de campagne, nous avons fait une campagne de tractage et de l’affichage sur les portes des immeubles dans les quartiers concernés.

L’objectif n’est pas tant de « créer sa boite » mais de faire comprendre qu’il y a des possibilités, que c’est peut-être pour aujourd’hui, ou pas, ou peut-être dans 6 mois, dans 2 ans… L’idée est de faire savoir comment cela fonctionne. Comme nous avons aussi beaucoup de demandes au sujet du statut d’autoentrepreneur, nous avons travaillé avec la professionnelle de l’Adie à un contenu adapté à nos publics.