François Hollande : "La plus grande inégalité, c’est celle de l’accès à l’information"

Du côté des Missions Locales |

Tahiry Ratsimbazafy, jeune en service civique à la Mission Locale de Beaumont (95), 18 ans, livre ses impressions et réflexions suite à la rencontre entre les jeunes et le Président de la République le 6 mai 2014 à l’Institut des Métiers et de l’Artisanat de Villiers-Le-Bel. Il y a notamment pris la parole pour poser la question de l’inégalité d’accès à l’information pour les jeunes.

Pour visualiser l'intervention de Tahiry Ratsimbazafy (marqueur temps à: 1.12.34)

Avez-vous dû faire un choix dans les questions que vous souhaitiez poser ?

Au début, je n’ai pas voulu me limiter, j’ai écouté ce qui s’est raconté au fil de l’échange avec M. Hollande, j’ai préféré parler en dernier. Et finalement, je n’ai posé qu’une question mais une question importante.

Vous avez posé la question de l’inégalité face à l’accès à l’information et comment y remédier. Est-ce une question qui vous a touché personnellement ou que vous entendez souvent au cours de votre mission de Service Civique ?

Un peu des deux. J’ai eu à titre personnel un problème d’orientation parce que je voulais rentrer en alternance mais, comme je n’ai pas eu d’entreprise, je n’ai pas pu le faire. Mais je ne savais pas non plus que si je venais à la Mission Locale, ils auraient pu m’aider pour cette recherche.

Les jeunes viennent à la Mission Locale pour le permis de conduire par exemple mais ils ne savent pas que la Mission Locale peut les aider pour la création d’entreprise ou pour monter un projet à l’étranger. Quand ils arrivent, les jeunes ne connaissent pas les dispositifs qui existent.

Qu’avez-vous retiré de la rencontre ?

J’avais une image négative de François Hollande, donnée par les médias. J’étais impressionné aussi. Il y avait vraiment des personnes importantes. Mais j’ai trouvé qu’il répondait bien à nos questions. C’est un homme normal. Ce que j’ai aimé, c’est sa proximité avec les jeunes. Je trouve que cela nous a permis de bien nous exprimer. Il a dit quelque chose d’important, que « La plus grande des inégalités, c’est celle de l’accès à l’information, entre ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas (…) et que l’égalité des chances c’est d’abord l’accès au savoir, à la connaissance, aux bons métiers (…) » Il m’a en quelque sorte renvoyé la balle en me répondant que c’était aussi aux Missions Locales d’informer les jeunes.

(Photo : Présidence de la République)