Une fiche « Repères » pour faire le point sur l’entrepreneuriat des jeunes

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Une nouvelle fiche "Repères" éditée par l’INJEP fait le tour des dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat des jeunes. Synthétisant les études les plus récentes produites à ce sujet, ce texte rend également compte des motivations et des aspirations des jeunes entrepreneurs.

Télécharger la "fiche-repère sur le site de l'INJEP

Les soutiens à l’entrepreneuriat des jeunes gagnent en puissance depuis des années. Destinées à sortir l’Europe et la France de la crise sociale et économique, ces politiques ne visent pas seulement à favoriser la croissance et l’innovation, elles tentent d’apporter une réponse à la difficulté d’accès au marché du travail qui touche particulièrement les jeunes. Dans une fiche "Repères", intitulée "L’esprit d’entreprendre des jeunes : créer, apprendre, coopérer", Angélica Trindade-Chadeau, chargée d’études et de recherche à l’INJEP, montre que l’esprit d’entreprise peut être par ailleurs "stimulé et entraîné grâce à des pédagogies innovantes… et parfois même coopératives".

Si les jeunes ne sont pas tous, loin s’en faut, gagnés par la fièvre de l’entrepreneuriat, reste que 25% des créateurs d’entreprises ont moins de 30 ans, selon l’Agence France entrepreneur. Citant une étude conjointe de l’Union nationale des Missions Locales (UNML) et de l’Association nationale des groupements de créateurs, l’auteure montre que 57% d’entre eux préfèreraient être leur propre patron plutôt que salariés. Leurs motivations ? D’après les travaux menés par Angélica Trindade-Chadeau et Isabelle Bapteste en 2014, les jeunes expriment ainsi la volonté de "fuir" un emploi vécu comme ingrat, l’urgence de gagner sa vie pour subsister (en refusant la précarité)", mais aussi le "désir de créer un emploi à [leur] image et porteur de sens". C’est particulièrement vrai dans le domaine de l’économie sociale et solidaire qui répondrait à une "recherche d’un mode de vie alternatif", à un désir de respecter l’environnement, tout en procurant "l’expérience d’un idéal de travail coopératif et d’autogestion".

Dispositifs de soutien

Le texte d’Angélica Trindade-Chadeau, dresse enfin un inventaire des dispositifs nationaux, locaux et européens dont l’objectif est de répondre aux aspirations des jeunes et d’inventer dans trois directions : l’insertion sociale et professionnelle, l’innovation, le développement économique et territorial. Au plan européen, citons la stratégie européenne Education et formation 2010, qui fait explicitement référence à une compétence-clé (« l’esprit d’initiative et d’entreprise »), le plan d’action Entrepreneuriat 2020, enfin, le programme Erasmus Jeunes entrepreneurs. L’accent est également mis sur des initiatives telles que Créajeunes portée par l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE), la création des statuts d’auto-entrepreneur et d’étudiant-entrepreneur, le programme Jeun’ESS, dédié à la création d’activité dans l’économie sociale et solidaire, ou encore, les coopératives jeunesse de services qui se développent dans plusieurs départements tels que l’Ille-et-Vilaine, les Côtes-d’Armor, l’Orne, le Nord, la Loire-Atlantique ou le Rhône. Lire à ce sujet dans l'Info Hebdo : "Les coopératives jeunesse de services expérimentées en Bretagne"