«Oui, la collaboration avec les Missions Locales est efficace !» (Frédéric Klein, Responsable RH des Villages Clubs du Soleil)

Représentation du réseau |

Cette année, la Semaine nationale des Missions Locales met en avant leurs relations avec le monde économique, partenaire au quotidien. L'occasion de rencontrer des employeurs qui ont noué des liens durables avec les Missions Locales. Premier d'une série de rendez-vous avec des employeurs : Frédéric Klein, Responsable des Ressources Humaines des Villages Clubs du Soleil, qui travaille avec l’ARDML PACA. Il souligne notamment "qu'il est essentiel, dans une démarche RSE, de donner la chance du premier emploi aux jeunes. Travailler avec les Missions Locales prend alors tout son sens."

Pouvez-vous nous rappeler qui sont les Villages Clubs du Soleil et ce qui vous a amené à vous rapprocher des Missions Locales ?

Les Villages Clubs du Soleil sont des clubs de vacances créés dans les années 1960. Ils comptent aujourd’hui 21 destinations réparties dans toute la France, essentiellement à la montagne mais aussi en bord de mer et tout prochainement en ville. Les Villages Clubs du Soleil ont une origine associative. Dans le cadre d’une démarche RSE, il est essentiel pour nous de donner la chance du premier emploi. Travailler avec les Missions Locales prend alors tout son sens. Notre collaboration est née il y a une dizaine d’années mais s’est consolidée en 2012 par la signature d’une convention avec l’ARDML PACA.

Ce partenariat est donc à la fois historique et symbolique. Comment se traduit-il concrètement ?

Pour recruter nos salariés saisonniers, nous organisons chaque année deux sessions. Des jeunes pré-sélectionnés par les Missions Locales sont convoqués, à raison de 10 ou 20 jeunes pour chacune des 29 Missions Locales de la région. Ils assistent à un premier entretien collectif, au cours duquel l’entreprise et les postes leur sont présentés. Dans un second temps, un entretien individuel leur permet de se frotter aux questions d’un employeur. C’est alors que la Direction se positionne : le jeune est embauché ou ne l’est pas. Troisième option : son CV est mis de côté dans l’hypothèse où un poste se libère.

De quels types de postes s‘agit-il ?

Majoritairement des postes de service : soit des métiers qui ne nécessitent aucune qualification particulière, soit des postes d’animateur, par exemple. Bien entendu, des jeunes qui ont des qualifications trouveront chez nous des postes à plus forte valeur ajoutée. Cela représente une quarantaine de postes par village. Je précise que les jeunes sont logés et nourris.

Jugez-vous cette collaboration efficace ?

Lors de nos sessions de recrutement sur Marseille environ 90% des candidats présents sont des jeunes des Missions Locales et en termes d’embauche environ 60% des personnes recrutées sont des jeunes des Missions Locales. Donc oui, la collaboration est efficace ! C’est un partenariat gagnant-gagnant, nous avons besoin de leurs candidats et elles ont un partenaire qui a des postes disponibles. À chaque recrutement saisonnier, le travail de pré-sélection et de sourcing est énorme et ce partenariat est indispensable pour que les jeunes puissent gagner en compétences, en expériences et ainsi avoir un CV étoffé. La pré-sélection au-delà des compétences se fait presque avant tout sur le savoir-être, surtout avec un public de jeunes collaborateurs, car on peut former et faire grandir mais on ne pourra pas apprendre à quelqu’un le respect et/ou la solidarité. C’est très important, car en matière de comportement c’est la « satisfaction client » qui prime.