L’UNML et l’armée de Terre signent une convention pour l’emploi des jeunes (AEF)

Représentation du réseau |

Le général Hervé Wattecamps, directeur des ressources humaines de l’armée de Terre, et le président de l’UNML Jean-Patrick Gille ont signé le 24 mai 2017 à Tours une convention de partenariat de trois ans pour "développer et renforcer les liens entre le service de recrutement de l’armée de Terre et les Missions Locales". Cette convention doit permettre de favoriser l’accès des jeunes à un emploi notamment technique au sein de l’armée de Terre, via une meilleure coopération territoriale entre les Missions Locales et les Centres d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA). En effet, selon les services de communication de la Direction des ressources humaines de l’armée de Terre, "la courbe des volumes de recrutement s’est inversée depuis 2015". (Article AEF)

Article d'Eva Thiebaud, publié avec l'aimable autorisation d'AEF.

"Proposer un cadre structurant permettant de développer et/ou de renforcer les partenariats entre le service de recrutement de l’armée de Terre et les Missions Locales" et "favoriser l’accès des jeunes à un emploi notamment technique au sein de l’armée de Terre". Ce sont les deux objectifs principaux de la convention signée le 24 mai 2017 à Tours entre le général Hervé Wattecamps, directeur des ressources humaines de l’armée de Terre et le président de l’UNML et député d’Indre-et-Loire Jean-Patrick Gille.

Les engagements des parties

"Il existait déjà des relations entre les Missions Locales et les Centres d’information et de recrutement des forces armées au niveau local. Cette convention permet de mettre en place un cadre central supplémentaire", indiquent les services de communication de la DRH de l’armée de Terre (DRHAT). Concrètement, l’armée de Terre s’engage à transmettre fiches de postes et perspectives de recrutement aux ARML, puis à les informer des candidatures retenues et des suites données. Elle doit également, selon la convention, "développer les recrutements en contrat d’apprentissage" et pourra proposer "des périodes de mise en situation en milieu professionnel au sein de ses services".

Côté ARML, elles transmettront aux Missions Locales les informations sur les propositions de recrutements adressées par les CIRFA. La convention précise qu’elles "pourront également organiser au profit des conseillers des missions locales de leur région des séances d’informations". Quant aux missions locales, elles informent les jeunes - notamment via des séances d’informations collectives - et les orientent dans les différentes voies proposées.

Conclue pour une durée de trois ans, la convention prévoit la mise en place d’un comité de pilotage national composé d’au moins un représentant de la DRHAT, d’un représentant de l’UNML et d’un représentant des ARML. Elle se réunira une fois par an afin "d’évaluer la mise en œuvre du présent accord d’un point de vue qualitatif et quantitatif" via des indicateurs fournis par les CIRFA et les ARML.

Des besoins de recrutement en augmentation dans l’armée

Selon les services de communication de la DRHAT, "la courbe des volumes de recrutement s’est inversée depuis 2015". En effet, dès 2008, des réductions importantes d’effectifs au sein des forces armées françaises avaient été planifiées dans le cadre de la révision générale des politiques publiques et de la loi de programmation militaire (LPM). Ces réductions ont été poursuivies par la LPM de 2013, qui prévoyait des réductions de 34 000 postes sur 2014-2019. Mais les attentats de janvier 2015 ont conduit à une révision de cette loi, augmentant les crédits de la défense et limitant les réductions d’effectifs à 15 000 postes. Au sein de l’armée de Terre, les services de communication de la DRHAT annoncent le recrutement de 14 000 personnes en 2015, 17 000 en 2016 et 15 000 en 2017.