L'UNML est signataire de la charte de l’ANLCI « Pour que le numérique profite à tous »

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Le numérique s’impose progressivement dans les environnements personnels et professionnels de tout individu, quel que soit son âge au point que l’accès aux supports numériques et à leurs usages est devenu une condition essentielle pour l’insertion, la vie professionnelle et sociale de chacun. Il est donc indispensable de se mobiliser collectivement pour que le numérique profite à tous : l'UNML a rejoint les signataires de la charte lancée par l'agence nationale de lutte contre l'illettrisme.

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S’informer sur ses droits, les faire valoir, sortir du chômage, se former, communiquer, entreprendre, s’épanouir au quotidien dans la sphère citoyenne, sociale, faire face aux évolutions du travail suppose aujourd’hui la mobilisation de compétences de base intégrant le numérique, la lecture et l’écriture.

La tendance actuelle à l’individualisation du travail et des démarches administratives, combinée à un recours croissant au numérique, révèle encore davantage les difficultés liées à l’illettrisme et peut conduire à une forme d’effacement progressif des personnes concernées. Il est donc indispensable d’agir le plus en amont possible, notamment dans le monde du travail, pour que les personnes ne maîtrisant pas les compétences de base qui seraient confrontées à l’utilisation de nouvelles technologies ne se retrouvent pas dans de graves difficultés.

Pour les 2.500.000 personnes concernées par l’illettrisme dans notre pays, cette accélération peut en effet générer de nouvelles formes d’exclusion ou d’inégalités car l’utilisation des supports numériques repose majoritairement sur l’écrit. L’illettrisme constitue donc un obstacle supplémentaire dans l’accès aux droits, aux soins, au travail, à la mobilité professionnelle, à l’échange d’informations …

Pour faire face à cet enjeu et proposer des solutions adaptées, tous les partenaires réunis par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (société civile, pouvoirs publics nationaux et territoriaux, partenaires sociaux…) souhaitent susciter une prise de conscience pour que chacun prenne bien la mesure des conséquences concrètes de la digitalisation pour les personnes confrontées à l’illettrisme. Cette prise de conscience doit conduire à la mise en place d’un accompagnement humain dans les points d’accès aux services publics numériques, avec une attention particulière pour les personnes les plus éloignées de l’utilisation de ces services. La Cour des comptes souligne en effet que « la réussite de la généralisation des services publics numériques passe par des mesures d’accompagnement ». Mais dans le même temps, les partenaires réunis par l’ANLCI souhaitent promouvoir toutes les initiatives qui tendent à rapprocher du numérique les personnes ne maîtrisant pas les compétences de base en développant des solutions qui garantissent leur accès à la lecture, à l’écriture et plus particulièrement aux usages de base du numérique.

La charte se traduit notamment par l'organisation des journées du numérique les 2 et 3 juin prochains à Lyon, pour lesquelles un appel à communication a été lancé. Pour en savoir plus : lire dans l'Info hebdo et pour participer et s'inscrire, cliquer ici